Cette étude consacrée à la peinture d’Albert Schmidt – publiée
à l’occasion d’une exposition – tord le cou à un vieux cliché selon
lequel cet artiste genevois ne serait qu’un épigone de Ferdinand
Hodler. Avec beaucoup de rigueur dans sa démonstration, se
fondant sur l’observation minutieuse d’un choix d’oeuvres
magistrales, Claude Ritschard fait apparaître toute l’originalité
d’un peintre auquel la critique, depuis la mort d’Hodler en 1918,
n’a pas su donner sa juste place parmi les grands artistes suisses.
Il faut dire que l’influence du maître a été bien réelle: il était un
ami intime du père, David Schmidt, qui l’admirait, collectionnait
ses toiles et emmenait régulièrement le petit Albert dans son
atelier. Celui-ci s’est donc très tôt familiarisé autant avec le style
pictural d’Hodler qu’avec sa manière de voir le monde; et cette
imprégnation dépasse tout ce que le futur artiste apprendra au
cours de sa formation dans les écoles d’art.
Albert Schmidt ne pourrait-il donc être apprécié pour lui-même?
Ce n’est pas qu’Hodler lui ait fait de l’ombre, bien au contraire:
il a relevé très tôt ce que son jeune collègue avait de particulier
dans son art. Ce n’est pas non plus que Schmidt n’ait su se
détacher et libérer son style personnel. Non. Le problème
essentiel, ce sont les confusions qui s’opèrent dans le regard des
autres – et dont les traces défient longtemps la force de l’évidence
pour l’oeil le plus attentif. Cet ouvrage les efface définitivement.

Livre
Albert Schmidt (1883-1970) — Peintures
Informations sur le livre +
Texte français
Broché avec rabats
28 x 21 cm | 60 pages
40 illustrations en couleurs
5 illustrations en noir et blanc
Collection GrandArt
ISBN 978-2-9700532-7-9
CHF 35 | € 22
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