Mylène besson est peintre. Le questionnement qui traverse ses très grands dessins aux nombreux et singuliers personnages s’origine dans le corps. La relation y est abordée dans toutes ses dimensions: à soi, à l’autre, à la mémoire et à l’actualité. Empreintes, contours, silhouettes, ombres, broderies, dessin classique, image négative, perforations, pochoirs, frottages sont son vocabulaire. Elle utilise toutes sortes d’images, images rêvées, images de l’histoire de l’art, photographies. Mains, sexes, visages, corps, son corps, celui de femmes, d’hommes, d’enfants, d’ amis qui se prêtent généreusement à être ses modèles, elle dessine ce qui la traverse «L’Amour», «La Sexualité», «La Guerre», «Les Ouvriers», «les S.D.F», «La Révolution», «Les Femmes qui rient», «Les Hommes quoi?», «Les Aveugles»… Avec Pierre Leloup, son compagnon décédé en 2010, elle a rencontré plusieurs écrivains et poètes, en particulier Michel Butor, Bernard Noël, Pierre Bourgeade, Fernando Arrabal, Joël Bastard , Michel Ménache… avec lesquels elle collabore en réalisant des livres d’artistes, plus de 160 aujourd’hui.Depuis 2012, elle travaille sur une série de très grands dessins pour la plupart à caractère politique. Réalisés au jour le jour sans idée de la fin, elle découvre en les faisant la nécessité de travailler et d’exposer dans un livre la vie même qu’ils contiennent: Les Femmes qui rient, 2016, éd. Regard Marie Morel, texte Annie Ernaux /Isabelle Roussel-Gillet. La Guerre/Dommages collatéraux, 2019, éd. Regard Marie Morel, texte Bernard Noël/Philippe Piguet/Isabelle Roussel-Gillet.
Auteur
Besson Mylène
1 livre publié